Le mont Ventoux est un sommet de Provence culminant à 1 912 mètres. C'est le point culminant du massif des Baronnies et le plus haut sommet du Vaucluse. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud et couvre environ 26 000 hectares. Situé à moins de 20 kilomètres à vol d'oiseau au nord-est de Carpentras, il est suffisamment éloigné des autres sommets de la région — la montagne de Lure (1 826 m) se trouvant à plus de 40 kilomètres à l'est — pour paraître plus haut qu'il ne l'est en réalité, ce qui lui vaut le surnom de Géant de Provence. De fait, au sommet, par temps dégagé, on découvre un panorama exceptionnel sur toute la chaîne des Alpes, la mer Méditérannée avec l'ensemble du golfe du Lion et la Camargue, la basse vallée du Rhône dont on peut parfaitement voir les méandres en direction d'Avignon, les Cévennes, le Massif Central et même Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille par temps clair.
Un climat
extrême
La situation et les différences d'altitude du Ventoux sont à l'origine d'une situation climatique très particulière allant du climat méditerrannéen au climat montagnard et qui explique la richesse de sa flore (400 genres floristiques pour plus de 1 000 espèces de plantes sur cinq étages de végétation observés) et de sa faune (dont plus de 100 espèces d'oiseaux). La station météorologique du mont Ventoux relève chaque année d'importantes variations de température selon la saison. Caniculaire en été du fait de la forte réverbération du soleil sur les lauzes blanches, elle peut descendre à -30°C en hiver (conditions similaires au désert). La neige se maintient au sommet en moyenne 140 jours par an. Le brouillard est présent plus de 200 jours par an. Le vent est supérieur à 90 km/h les deux tiers de l'année et le record a été enregistré à deux reprises à 320 km/h. Enfin, de violents orages se produisent, principalement l'été.
Un proverbe provençal affirme que « quant lou Ventour a soun capéu, quant la Duranço soun mantéu, se plou pas aro ploura lèu », autrement dit « quand le Ventoux a son chapeau, quand la Durance a son manteau, s'il ne pleut pas maintenant, il pleuvra bientôt ».


Un mythe du
cyclisme
Le lundi 14 juillet 1902, Adrien Benoît, qui vient d'exécuter la montée puis la descente du Ventoux sur son vélocipède, fait parvenir une carte postale représentant l'Observatoire à l'un de ses amis et narre :
« L'ascension du Mont-Ventoux demande 7 heures en voiture, 6 heures à pied et 3 h ½ pour un cycliste entraîné (developpement 3m au maximum). La descente vertigineuse, en roue libre, sur les pentes caillouteuses à 12% est une dangereuse acrobatie. J'ai brûlé deux freins et une paire de jantes en bois. Avis aux amateurs.»
La première ascension officiellement chronométrée a lieu le 12 juillet 1908, lors du marathon du Ventoux. Le champion cycliste Jacques Gabriel escalade les 21,6 kilomètres en 2 heures et 29 minutes avec un développement de 5m10.
Trois itinéraires d'ascension sont possibles pour le mont Ventoux :
Le Tour de France propose régulièrement l'ascension mythique de ce sommet, connu pour la raideur de sa montée tout autant que pour la chaleur qu'il y fait en juillet et le vent qui y souffle. Le peloton franchit pour la première fois le Ventoux en 1951 au cours de l'étape Montpellier-Avignon.
Le record actuel de l'ascension par Bédoin est détenu depuis le 10 juin 2004 par l'espagnol Iban Mayo en 55 minutes et 51 secondes et a été établi lors du Critérium du Dauphiné Libéré. Mais les plus grands y ont également connu des défaillances. Ainsi, lors de l'édition de 1967, le Britannique Tom Simpson est mort, victime du dopage, sous une chaleur étouffante de 35°C.
Sources : wikipédia, cyclingnews, lemontventoux.net